Convertir un DXF en KML

Ce convertisseur transforme un dessin DXF issu d'AutoCAD, de BricsCAD ou d'un autre logiciel de CAO en fichier KML pour Google Earth, Google My Maps ou n'importe quelle carte web. Vous indiquez le système de coordonnées du dessin sous forme de code EPSG, et les coordonnées sont converties en longitude et latitude. Chaque calque CAO devient un dossier, les lignes et les surfaces gardent leurs couleurs CAO et les textes deviennent des étiquettes. Le DXF est lu dans votre navigateur et n'est pas envoyé.

Un fichier ne s'est pas converti correctement ? Écrivez à [email protected], idéalement avec un petit fichier d'exemple, et ce sera corrigé.

L'essentiel

DXF en KML : pourquoi convertir ?

Un plan de masse, un plan topographique ou un plan de réseaux en DXF est difficile à montrer à quelqu'un qui n'a pas de logiciel de CAO, alors que presque tout le monde peut ouvrir un KML dans Google Earth ou sur son téléphone. Cette page lit le DXF avec GDAL, la bibliothèque open source sur laquelle repose QGIS, convertit les coordonnées du système du dessin (une zone UTM ou un système national comme le Lambert-93) en longitude et latitude WGS84, qu'exige le KML, et écrit un seul fichier KML. Chaque calque CAO devient un dossier que vous pouvez afficher ou masquer dans Google Earth. Les lignes gardent leur couleur et leur épaisseur CAO, les hachures sont remplies, les polylignes fermées comme les emprises de bâtiments et les parcelles deviennent des surfaces, et les entités TEXT et MTEXT apparaissent comme étiquettes à leur point d'insertion. L'aperçu cartographique montre où tombe le dessin avant la conversion, et rien n'est envoyé à un serveur.

Comment convertir DXF en KML

  1. Déposez votre fichier .dxf dans la zone, ou cliquez pour le choisir. Un .dwg doit d'abord être enregistré en DXF.
  2. Saisissez le système de coordonnées du dessin sous forme de code EPSG, par ex. EPSG:2154 pour le Lambert-93, ou cliquez sur l'une des suggestions, puis vérifiez que la carte montre le dessin au bon endroit.
  3. Laissez cochée ou décochez l'option « Les polylignes fermées et les cercles deviennent des polygones », cliquez sur « Convertir en KML » et ouvrez le fichier dans Google Earth ou importez-le dans My Maps.

Ce qui change lors de la conversion

Le code EPSG décide de l'endroit où tombe le dessin

Un DXF enregistre les coordonnées comme de simples nombres, sans système de coordonnées, mais un KML doit être en longitude et latitude : le convertisseur doit donc connaître le système du dessin. En France métropolitaine, des valeurs comme 652000, 6862000 sont en Lambert-93 (EPSG:2154) ; des valeurs comme 556000, 6324000 sont des mètres UTM (par exemple EPSG:25832 au Danemark ou en Allemagne). Les suggestions sous le champ listent les systèmes dans lesquels les nombres ont un sens. Avec un mauvais code, le dessin apparaît dans le mauvais pays ou décalé de quelques centaines de mètres, ce que l'aperçu cartographique montre avant la conversion.

Dessins en coordonnées locales

Les plans d'architecte sont souvent dessinés autour de 0,0, en millimètres ou en mètres, sans aucun lien avec le terrain. Aucun code EPSG ne leur convient, et la ligne d'état avertit lorsque le résultat tombe près de 0° de longitude et 0° de latitude, dans l'océan Atlantique. Un tel dessin doit d'abord être géoréférencé, par exemple avec le Géoréférenceur ou l'extension Vector Bender de QGIS, ou déplacé sur des coordonnées de levé dans le logiciel de CAO.

Couleurs, épaisseurs et textes

Chaque entité garde sa couleur CAO, DuCalque et DuBloc étant résolus. La couleur 7, blanche sur un écran de CAO sombre, reste blanche, ce qui ressort bien sur les images aériennes. Les épaisseurs de ligne deviennent 1 à 8 pixels ; Google Earth dessine les lignes avec la même largeur à tous les niveaux de zoom. Les textes sont des étiquettes sans punaise, dans la couleur du texte CAO, mais Google Earth les affiche droits et à sa propre taille, pas à la hauteur ni à l'angle du dessin. Les types de ligne comme les tirets et les styles de cote ne sont pas repris.

Les lignes fermées deviennent des surfaces

Avec la case cochée, chaque polyligne fermée et chaque cercle sont écrits comme un polygone avec un remplissage léger : on peut ainsi cliquer à l'intérieur d'un bâtiment ou d'une parcelle et le mesurer dans Google Earth. Les hachures et les solides reçoivent un remplissage plus marqué. Décochez la case si les lignes fermées sont, par exemple, des courbes de niveau qui doivent rester des lignes.

Blocs, courbes et altitudes

Les blocs comme les arbres, les regards et les flèches du nord sont décomposés en leurs lignes et cercles, sur le calque de l'insertion du bloc. Les cercles, arcs et splines deviennent de nombreux petits segments droits, car le KML n'a pas de courbes. Les formes sans altitude suivent le relief dans Google Earth ; les vraies altitudes, comme celles des courbes de niveau, sont conservées dans les coordonnées. Les présentations en espace papier avec leurs cartouches sont laissées de côté.

À propos des formats

DXF

Le DXF (Drawing Exchange Format) est le format d'échange ouvert d'AutoCAD, publié par Autodesk depuis 1982. Géomètres, architectes et bureaux d'études l'utilisent pour échanger des dessins de CAO entre logiciels. Un DXF contient des lignes, polylignes, arcs, cercles, textes, hachures et blocs sur des calques nommés, mais ni table attributaire ni système de coordonnées.

  • Fichier texte (ou binaire) avec des entités de dessin sur des calques nommés ; les blocs sont des symboles réutilisables insérés de nombreuses fois.
  • Il n'y a pas de table attributaire : en plus de la géométrie, une entité a un calque, une couleur, un type de ligne et, pour un texte, le texte lui-même.
  • Le système de coordonnées n'est pas enregistré ; les coordonnées sont de simples nombres, souvent dans un système national ou en coordonnées locales de chantier.
  • Le DWG est le format binaire propre à AutoCAD, différent du DXF.

KML

Le KML (Keyhole Markup Language) est le format XML de Google Earth et de Google My Maps, et une norme OGC depuis 2008. En plus de la géométrie, il peut contenir des styles, des icônes, des dossiers et des descriptions en HTML.

  • Toujours en longitude et latitude WGS84, avec une altitude facultative.
  • Les dossiers regroupent les repères ; chaque dossier peut devenir sa propre couche lors de la conversion.
  • Les styles (couleurs, épaisseurs de ligne, icônes) sont propres au KML et à Google Earth.

Questions fréquentes

Puis-je importer le KML dans Google My Maps ?

Oui. Dans My Maps, choisissez « Importer » sur un calque et sélectionnez le KML. My Maps importe un calque par fichier et accepte au maximum 2 000 éléments par calque : un dessin détaillé peut donc être trop volumineux. Dans ce cas, supprimez d'abord dans la CAO les calques inutiles, ou ouvrez plutôt le KML dans Google Earth.

Quelles données sont conservées pour chaque entité ?

Le calque CAO, le type d'entité (comme AcDbPolyline ou AcDbCircle) et le handle de l'entité, que Google Earth affiche quand vous cliquez sur un élément. Pour les textes, le texte sert d'étiquette.

Comment trouver le code EPSG d'un dessin ?

Demandez-le à son auteur, ou utilisez les suggestions qui apparaissent sous le champ une fois le DXF lu : elles listent les systèmes de coordonnées dans lesquels les nombres du dessin ont un sens, et l'aperçu cartographique montre où chacun le place.

Mon dessin est-il envoyé en ligne ?

Non. Le DXF est lu et converti par votre navigateur, sur votre propre ordinateur, et rien n'est envoyé à un serveur.

Puis-je reconvertir un KML en DXF ?

Oui, avec le convertisseur KML en DXF, qui convertit les coordonnées en mètres UTM ou dans votre système national et place chaque dossier KML sur un calque CAO.